Entre la Bolivie et la Malaisie il y a le Chili... et la France

Publié le par Fifi

Voici donc, très très en retard des nouvelles des DiaFiLuAr.

Ces dernières semaines ont été très riches et nous n'avons pas pu/voulu (?)/su prendre le temps de mettre à jour ce blog. En même temps, si vous relisez attentivement l'encart de présentation, vous noterez que nous n'avons pas d'itinéraire, pas de contraintes ! Dont celle d'écrire et de TOUT raconter.

 

Nos aventures se sont donc arretées à La Paz et depuis, c'est silence radio.

Nous avons quitté La Paz en bus direction Arica (nord du Chili), la ville la plus sèche du monde ou il ne pleut pour ainsi dire jamais. Nous avions hâte de retrouver la mer (l'océan pacifique) et des dénivelés moins conséquent. Nous comptions aussi sur un climat plus clément. Arica est une ville agréable et nous y avons passé environ 1 semaine puis nous avons, après plus de 2 mois sans faire de vélo.... pris le bus pour Iquique à environ 300 km au Sud.

La route qui relie Arica à Iquique était tout simplement dantesque car elle traverse les deux canyons les plus profonds du Chili. Je vous laisse apprécier le profil d'élévation et le gain/perte de dénivelé : 4600 m de dénivelé, le tout en traversant le désert avec un vent à décorner les boeufs !

 

Arica - Iquique

 

Heureusement que notre hôte à Arica nous en a dissuadé.

Bref, arrivés à Iquique nous préparons nos affaires et décidons de partir sauf que Diane a malencontreusement fait connaissance avec Mile Tyson (l'auteur de cette vanne se reconnaitra)... sous la forme de 3 orgelets géants, rien que ca !!!

Nous avons donc fait un premier passage dans une clinique chilienne. Un deuxième suivra environ 10 jours après mais pour moi car j'ai chopé un abcès géant dans le dos (sympa quand on fait du vélo couché, si si !).

 

Nous souhaitions faire Nord-Sud sur environ deux mois mais les évènements ne se sont comme d'habitude pas déroulés comme prévus. Nous pensions que rouler au bord de l'eau serait plus facile. Grossière erreur : Au nord du Chili, la montagne tombe directement dans l'océan et pour couronner le tout, le vent était toujours de face et assez fort. Nous avons tout de même roulé une dizaine de jours dans le désert (au bord de l'eau mais entre la montagne et l'océan Pacifique) jusque Tocopilla ou nous avons du séjourner quelques jours en raison de mon abcès géant qui a nécessité un passage à l'hôpital (et une petite intervention) et quelques soins curatifs pendant 3 jours mais également car les DAB étaient tous vides... (Nous ferons un article spécial pour relater ces quelques jours.)

Nous avons mis à profit ces quelques jours d'attente pour réfléchir et nous sommes arrivés à la conclusion que nous ne pourrions sans doute pas revoir les Dubau (voir article 'Famille Dubau') avant leur retour en France. Nous avons donc pris la décision de prendre le bus pour Santiago afin de les revoir.

Sébastien nous attendait au terminal des bus avec les enfants (pendant que Madame se la coulait douce sur l'Ile de Paques), je vous laisse imaginer dans quel état d'excitation étaient Lucas et Arthur. Nous avons passé quelques jours en leur compagnie et les avons raccompagnés à l'aéroport (en leur laissant une de nos remorques au passage). Ca nous a fait bizarre de nous retrouver à nouveau tout seuls mais nous avions des projets qui comme d'habitude ne se sont pas réalisés.

Premier projet :

  • Rallier l'Asie le plus tôt possible pour juguler le flux des dépenses (le Chili c'est cher !!!)
  • Rouler dans la région des lacs en attendant nos visas

Evidemment, nous n'avons pas pu avoir de visas pour la Chine et avons du annuler nos billets d'avion et trouver une autre solution pour aller en Asie. La moins chère consistait à aller à Buenos Aires et prendre un vol pour.... Paris puis de reprendre un vol pour Kuala Lumpur en Malaisie.

Chose faite. Nous avons pu passer les fêtes de fin d'année en famille et voir bon nombre de nos amis. Malgré la perte financière, ce petit break nous aura fait beaucoup de bien.

Publié dans Chili

Commenter cet article